Pauvreté et solidarités

Le 1 février 2014, la fondation Abbé Pierre rappelait les aggravations concomitantes du mal-logement et du chômage en France : ces phénomènes témoignent de l’insuffisance empirique des politiques publiques ainsi que des réseaux traditionnels de solidarité face à la persistance de la grande pauvreté dans notre pays.

La pauvreté, au sens matériel du terme, crée des situations d’isolement fort et de dépendance vitale vis-à-vis de la société, imposant à certains des conditions de vie contraires à la dignité de la personne humaine en les privant de leurs droits fondamentaux et de la capacité à satisfaire leurs besoins élémentaires.

Il convient alors de rappeler la raison d’être d’une Cité comme la nôtre : protéger le plus faible et garantir à chacun ses droits fondamentaux. Il est ainsi urgent de réintroduire la personne pauvre au cœur de la Cité afin de prévenir les situations de pauvreté mais aussi de les traiter.

L’efficacité de la lutte contre la pauvreté nécessite alors de réfléchir à ce qui rend le lien social fraternel au sein d’une société et de redéfinir le rôle de chaque acteur de la solidarité, en partant de la responsabilité personnelle jusqu’aux politiques publiques. Pour combler les manques des structures collectives « globales », il semble nécessaire de faire émerger à toutes les échelles, et en misant sur le local, des initiatives personnelles, associatives ou entrepreneuriales créatrices de lien social. En parallèle, il s’agit de revaloriser la personne en situation de pauvreté afin qu’elle participe pleinement, d’une part à la vie sociale commune, d’autre part à l’amélioration de ses conditions d’existence, et de retrouver ce qui fonde une réelle solidarité, le don mutuel.

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