Étiquettes

, , ,

Dans la complexité et le tumulte du contexte politique et social actuel, Antoine Arjakovsky, co-directeur du pôle « Société, Liberté, Paix » du Collège des Bernardins, offre dans son dernier ouvrage, Pour une démocratie personnaliste, un éclairage à la fois philosophique et personnel du très grave trouble que connaissent nos démocraties libérales occidentales. À « la vision sécularisée et partisane » de la démocratie libérale, « sans corps et sans nom », l’ancien diplomate préfère la redécouverte de la philosophie personnaliste des années 1930, qui place la personne, enracinée et libre, au coeur de la Cité.

D’Emmanuel Mounier à Jean-Paul II en passant par Nicolas Berdiaev, nombreux sont les penseurs et les acteurs qui ont enrichi cette vision de la société. En une centaine de pages, Antoine Arjakovsky lit l’actualité – en particulier l’actualité française avec les tentatives de réformes constitutionnelles, le passage en force du « mariage pour tous »… – à travers le prisme de cette philosophie. Il en tire vingt propositions concrètes pour « restaurer la confiance entre la société civile et l’État ». Le préalable est pour l’auteur de « comprendre à nouveau la personne comme un être en relation, une réalité irréductible aux catégories d’électeur ou de consommateur ». Aussi loin de l’abstraction stérile que des poncifs de l’essai-qui-va-révolutionner-votre-manière-de-voir, ce livre est une puissante incitation au travail. À lire ! Retrouvez l’actualité du Collège des Bernardins ici.

Publicités